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Posted: 17.2.2011 - 6 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

Une première journée de rencontres en compagnie des professionnels de l'écosystème RH, dans le but assumé de structurer un discours et un appel communs.

Ne nous voilons pas la face : en dépit de discours lénifiants et politiquement corrects qui soulignent si ardemment le contraire, il est incontestable que les RH ont encore beaucoup de mal à peser dans les décisions de l'entreprise - tout au plus doivent-elles les appliquer en prise direct avec l'exécutif et sa vision stratégique long terme. La littérature mondiale abonde en propos insinuant la frustration et le malaise dans ces fonctions qui voudraient être, et mériteraient d'être plus entendues.

Non pas qu'il faille se complaire dans la vision navrante d'un tableau tout en noir : les nuances de gris d'une société à l'autre sont d'une rare complexité et il faut se garder de tomber dans l'écueil d'une généralisation racoleuse.

Mais si les RH avaient un rôle décisionnel incontestablement puissant, et solidement ancré, cela se saurait.

Il n'existerait pas autant de conférences, de séminaires, de keynotes plus ou moins bien documentés ces derniers temps pour nous faire régulièrement entendre la complainte de DRH en quête d'une légitimité, jusqu'ici proche de l'illusoire, en passe de devenir tangible grâce à l'émergence des outils qu'on l'on regroupe par abus langagier sous le vocable de "2.0".

Comme si le 2.0 cristallisait tous les espoirs de reconnaissance d'une profession qui identifie là un argument massue pour être enfin entendue.

Parce que malgré les freins en présence, les résistances exprimées en interne avec plus ou moins de bonne foi, il se produit en ce moment ce qu'il est de bon ton dans les salons B2B mondains d'appeler un changement de paradigme...

Oui, le 2.0 joue là un rôle moteur.
Les usages, pas les outils. Attention, ceci est un autre débat mais il a un impact sur la légitimité du postulat. Car il ne s'agit pas d'un coup de baguette magique provoqué par quelques plateformes géniales : ce sont ces plateformes d'un nouvel âge qui se sont mises au service d'un besoin qui s'est parfois exprimé dans la douleur, pas l'inverse : elles n'ont rien provoqué, ce ne sont que des porte-voix - et c'est pourtant déjà beaucoup puisqu'elles ont ensuite largement amplifié le phénomène.

Les usages ainsi pointés sont déjà considérés comme une donnée élémentaire pour définir l'activité et les attentes des jeunes générations chez qui tout indique qu'ils soient plus naturels, et de ce fait moteurs dans le changement ; mais qui contrairement à une idée reçue qui a la peau dure, ces usages explosent peut-être plus encore fortement chez les cadres seniors qui trouvent là une zone de liberté et surtout de reconnaissance dont ils désespéraient jusqu'ici - ce qui expliquent qu'ils s'en soient emparés avec peut-être plus encore d'espoir (ou d'énergie du désespoir) et de volontarisme que les jeunes de la fameuse génération Y qui tient ces outils pour acquis.

Il s'agit donc, à l'occasion de quelques plateaux TV (en mode talkshow, sur un ton amical et entre pairs, mais qui ne craindront pas la polémique et refuseront toute langue de bois), et d'une rencontre informelle dans le contexte d'une journée que nous avons baptisée "lounge TV", parce qu'un espace lounge annexe permettra aux visiteurs d'échanger sur des thèmes plus sensibles dans le contexte informel d'un open space, il s'agit donc disais-je de confronter nos visions.

Ces visions feront-elles de nous de simples passionnés pêchant peut-être par idéalisme, ou au contraire vont-elles nous positionner parmi les réalistes, ceux qui ont compris avant les autres ?

Le goût des ressources humaines nous prédispose-t-il à une vision du monde si sincèrement humaniste qu'elle en perd toute prise avec le cynisme ambiant et nous campe en doux rêveurs ? Ou au contraire les RH sont-ils acculés à être autant sinon plus fatalistes que ne le sont leurs élistes dirigeantes, forcément tournées, l'inquiétude en plus, vers des problématiques de survie dans un environnement mondialisé qui les contraint à faire fi de considérations humanistes aujourd'hui plus sensibles que jamais sur des thèmes aussi variés que :

  • la gestion des risques pshysociologiques,
  • la responsabilité sociale,
  • l'égalité des chances,
  • la diversité,
  • l'exigence de transparence
  • la poids de la marque employeur
  • ...et j'en passe tant d'autres encore ?

Il sera question donc, ce jour-là, de poser les jalons en termes de questionnements utiles sur l'avenir des RH qui disposent aujourd'hui d'une arme puissante : le 2.0 - qui n'est pas juste un package bien outillé en gadjets interactifs, mais une déferlante et, à ce titre, une fatalité qu'il faut prendre en compte pour ne pas perdre la confiance des collaborateurs dont les attentes ne sont pas forcément plus fortes qu'elles ne l'ont été naguère : elles sont juste incomparablement plus audibles et impossible à ignorer.

Rien de grand ne s'est jamais négocié en ce bas monde sans chantage : le 2.0 est plus puissant qu'un chantage, c'est aussi un prétexte que les plus éclairés d'entre les managers sauront actionner au sein des gourvernances pour faire entendre raison aux plus rétifs.

"Si vous ne prêtez pas attention à cette exigence de transparence, votre capital confiance va s'écrouler".

"Vous y perdrez beaucoup si vous ne commencez pas à embrasser de suite les conversations qui sont portées par vos collaborateurs, tant en interne qu'en externe le plus souvent sous couvert d'anonymat".

Voilà ce qu'on pourraient aisément les entendre s'écrier.

De tels propos sont impossibles à ignorer.
Parce qu'ils ont un impact inconstable sur la réputation de ces entreprises sur le public, parce qu'ils ont un impact sur la création de valeur. Les dirigeants commencent alors à le saisir sous l'impulsion de crises grandissantes, et parce qu'ils sentent balancer au-dessus de leurs têtes une épée de Damoclès dont il ne parviennent pas encore pleinement à saisir les implications et la réalité : plus ou moins  confusément, plus ou moins habilement, ils ont donc décidé d'écouter ces visions RH d'un âge nouveau.

A nous maintenant de contribuer. Saurons-nous porter là un message salutaire ?

A n'en point douter : si tant est qu'il existe un lieu où puissent être corrigés, même tout doucement, et même imperceptiblement, les excès du capitalisme et ses dommages collatéraux humains, c'est bien sous l'égide d'un soft power 2.0. Si tant est que nous devions modestement contribuer à changer le monde des entreprises, et peut-être le monde tout court, ce sera dans l'effervescence intellectuelle et sociale que les médias sociaux rendent plus perceptibles que jamais et dont ils étendent et amplifient l'influence.

La question est de savoir si nous saurons être collectivement à la hauteur : structurer nos propres conversations et notre écosystème professionnel, pour donner plus de poids à nos arguments.

ça vous dit d'en être ?

Posted: 10.1.2011 - 69 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions
 
Nous n'avons jamais géré de communauté. Le community management n'existe pas.
 
Pour la bonne et simple raison  qu'on ne "gère" pas une communauté. C'est une notion que nous avons inventée, le plus souvent pour nous rassurer, parfois aussi pour étoffer des offres de prestation, crédibiliser les dispositifs de communication via les médias sociaux qui prolifèrent. Et passons sur la tentation idiote qui consiste à confondre le score d'une fan page avec la notion même de communauté. Dans ce concept de "gestion de communauté" il y a du  déni : un déni de la marque, confrontée à la réalité de son impuissance, et qui tout au plus, quand elle occulte le terme de "gestion" va au moins cristalliser quelque fol espoir sur celui d' "influence". La marque, et ses promoteurs, ont désespérément besoin de rentrer dans le cadre d'un raisonnement pragmatique, rationalisé, factorisable, avec de possibles indicateurs de résultats - des résultats qui pourront toujours faire l'objet d'un discours soporifique et consensuel auprès de la hiérarchie, pour justifier que quelque chose "se passe", sensationnalisme des chiffres à l'appui. Justifier, avant tout, que ce quelque chose est maîtrisable, puisqu'on le gère. Où le choix d'un terme n'a rien d'innocent - et révèle une propension à l'illusoire.
 
Je veux certes bien gérer tout ce que vous voudrez, du moment qu'on se penche sérieusement sur la bonne méthode. Mais il faut choisir de gérer ce qui s'y prête. L'empereur Marc-Aurèle lui-même pratiquait le lâcher-prise et ne se confrontait qu'à ce qu'il pouvait contrôler - pour le reste, il lui a bien fallu se forger le socle d'une sagesse dont la doctrine est d'ailleurs la plus puissante des philosophies depuis 5000 ans.
 
Quoiqu'il en soit, et pour en revenir à nos médias sociaux des années 2010, on se trompe si l'on croit "gérer une communauté" : parce que la seule chose que l'on n'ait jamais eu à gérer tant que bien que mal, c'est la confiance dont on peut éventuellement faire l'objet. Non pas qu'elle soit totalement contrôlable, loin s'en faut, les paramètres sont d'une complexité et d'une profondeur inouïes, mais toujours est-il que je peux la construire, c'est le matériau intellectuel brut dont je peux toujours essayer de me porter le garant. A plus forte raison parce que la confiance n'existe pas sans son objet. Cet objet, je peux encore décider de lui donner du corps, d'y insuffler des valeurs, sans me contenter de l'affubler de vagues alibis moralisateurs et autre oripeaux démagogiques enfonçant les portes ouvertes de quelques positions éthiques consensuelles. Je peux travailler un socle solide, celui de la confiance dont je peux me rendre digne. Cela ne signifie pas là non plus que j'obtiendrai mécaniquement le succès, et la confiance que j'escompte, mais aussi sophistiquée que soit la démarche de construction de la confiance, elle est encore "gérable": il ne tient qu'à moi d'en avoir une approche qualitative et approfondie.
 
Même si j'avais tort sur ce qui précède, je pourrais néanmoins faire ce constat lucide : vous ne gèrerez plus jamais de communautés. Ce propos n'est ni gonflé, ni simplificateur, ni enclin à la figure de style ou à une forme refoulée de coquetterie - il s'agit simplement de ne pas nier l'évidence : essayez juste de gérer une communauté qui n'a plus confiance en vous.  Vous verrez. Si tant est que la gestion d'une communauté existe par excès de langage, et que nous puissions tolérer ce dernier, c'est bien parce que la confiance la rend possible. D'où mon postulat : le seul capital sur lequel vous ayez libre champ de vous appuyer c'est votre capital confiance. Il se gagne et s'entretient.
 
Aujourd'hui, ce sont une poignée d'acteurs et d'internautes puissants, implantés dans un écosystème plus complexe que jamais, et mieux organisés que les autres, qui "gèrent", tantôt par cynisme, tantôt par militantisme jusqu'au-boutiste, l'avenir d'une poignée de marques qui se savent sur la sellette. Et certainement pas l'inverse.
 
Le concept profondément disruptif de la "fuite comme service" ("Leak as a Service"), inauguré par Wikileaks, n'a été appréhendé dans ses conséquences multiples que par une minuscule poignée d'intellectuels et de lobbyistes lucides. Bientôt, les marques vont devoir tout faire pour s'acclimater à cet environnement surprenant où force est de constater qu'elles ne "gèrent" plus rien - et certainement pas les communautés dont l'enthousiasme peut à tout instant s'effriter, jusqu'à s'avérer totalement perverti par un sentiment de défiance. Et la défiance peut à son tour mener à une sourde colère.
 
L'épée de Damoclès que les marques ont désormais au-dessus de leurs logos est fondée sur un chiffre affolant : 15% des administrateurs réseaux des grandes entreprises US ont admis être prêts à faire fuiter de l'information ou des documents compromettants pour leur employeur, moyennant rémunération. On ne parle ici que de ceux qui ont osé le dire aux enquêteurs, rassurés sur leur anonymat. Plus drôle encore pour illustrer cette nouvelle donne, et probablement devenir un cas d'école pour des observateurs dans mon genre, la fuite orchestrée la semaine dernière sur un mémorandum envoyé par Washington à tous les directeurs d'agences de renseignement : un document dont la finalité était de se prémunir des risques de fuites en tentant d'évaluer, au besoin avec l'aide de psychiatres et de sociologues, le niveau de confiance accordé par 3 millions d'employés - directs et indirects - au sein de toutes les agences de renseignement US. Le lecteur sera seul juge du degré d'ironie intense suscité par cette mésaventure. Mais plus importante et fascinante se trouve être l'incapacité à gérer une communauté pourtant assermentée. Parce que si la défiance prend le dessus, même les agences de renseignements les plus puissantes au monde n'y peuvent plus rien : leurs tentatives de contrôles ressemblent à une farce, tout au plus à une auto-parodie.
 
Ce qui nous amène inévitablement à la question suivante : peut-on même employer le terme de "management" ou "gestion" de la confiance si ce n'est par un autre abus de langage dont le dessein était certes, d'atténuer les dégâts du premier ? - A vrai dire cette réflexion n'en est qu'à ses débuts et Vincent Berthelot me rappelle que la confiance se gagne, s'entretient, et se trahit - et que ce qu'on recherche c'est avant tout l'engagement qu'elle autorise. Je conserverai néanmoins le terme, ici mieux employé qu'à l'égard d'une prétendue communauté. Parce qu'après tout, la confiance fait l'objet d'un capital confiance, et qu'un capital dont je suis le principal créateur est encore ce que je peux le mieux contrôler. Une communauté n'est pas en soi un capital, même si on tente de vous le faire croire de temps à autre, elle en constitue éventuellement un dividende parmi d'autres, elle est le signe de la solidité d'un capital confiance qui a bien mûri. La meilleure façon de commencer à trahir une communauté, c'est de la tenir comme acquise. 
 
Personne n'a encore formalisé le concept de "Trust Management", parce que c'est bien plus compliqué de définir une doctrine de management intégrant celle, éthiquement, sociologiquement, plus complexe que celle de communauté agrégée un peu bêtement autour d'un centre d'intérêt partagé : à savoir celle de la "confiance". Il faudra du temps pour définir cette notion de "confiance", ramenée au contexte de la marque, notion faussement amicale, et dont l'apparente évidence est elle-même fallacieuse à tant d'égards.
 
Tant qu'on s'extasie sur 800.000 fans agglutinés sur une fan page dédiée aux mérites d'un gentil chocolat bien emballé, on ne fait de mal à personne. On peut toujours faire croire qu'on a su avec brio découvrir la bonne équation pour attirer, et gérer "sa" communauté. On peut toujours plastronner en conférence ou dans tout autre contexte mondain, et faire preuve d'un fantastique culot en faisant croire à quelques marketeux bon chic bon genre qu'on a saisi tout seul les arcanes du Community Management. Et nous l'avons dit plus haut : c'est si rassurant.
 
On confond malheureusement le succès ergonomique de Facebook, qui a su coller aux usages, et inventer le stimuli compulsif du bouton "j'aime", avec la notion de gestion de communauté, totalement illusoire. Quand les mêmes "fans" apprendront que la marque concernée utilise de l'huile de palme en contribuant outrageusement à la déforestation, le capital confiance aura du plomb dans l'aile. La communauté ne sera plus jamais aussi facile à "gérer" qu'auparavant. D'ailleurs, ce n'est plus ladite communauté qu'il faut gérer : vous l'aurez compris, il n'existe pas de formule magique 2.0 pour ça. Il faudra retravailler le fond, ne plus se contenter de la forme, mériter la confiance de ses pairs en commençant ainsi par ne plus les prendre pour un club de Panurge.
 
Cela passera toujours par une communication transparente, un travail éditorial qui dépasse slogan et design habiles pour se confronter aux terres instables du dialogue et du soin apporté aux doctrines et à la vision du monde que l'on défend. Les marques ne pourront plus se contenter d'avoir un discours - ne tireront leur épingle de ce jeu dangereux que celles qui ont eu des convictions qu'elles se sont donné les moyens d'assumer. Prédominera, espérons-le alors, cette idée toute simple, pour le coup, qu'il faut juste arrêter de croire qu'on peut "gérer" sa communauté, comme s'il s'agissait d'une entité prévisible et parce qu'on a mis le bon visuel et le bon bouton "j'aime" au bon endroit dans un code html. 
 
Les xleaks vont permettre au dialogue entre marques et consommateurs de passer à ce que l'on analysera peut-être plus tard, avec le recul, non pas comme un "changement de paradigme" (il faut reconnaître que ça sonne bien en séminaire), mais tout bêtement comme un passage de ce dialogue-là à une ère plus adulte, le début d'une forme de maturité. Un peu comme les parents réalisent un jour ou l'autre que leurs enfants seront bientôt en âge de les juger, et qu'il faudra bien cesser de passer par la case de l'affectif pour l'emporter, les marques qui naguère nous maternaient en nous faisant boire le petit lait de leurs gentilles bisounourseries, vont devoir accepter l'échange d'égal à égal. Elles vont devoir se justifier et se montrer plus convaincantes que jamais - parce que oui, n'en déplaisent à certains d'entre nous, le consommateur est déjà prêt à payer le prix de cette transparence - il en fait explicitement la demande, et il ne craint plus de le faire à ses frais pour faire entendre sa colère.
 
C'est bien la preuve que l'engagement existe.
 
Posted: 21.2.2010 - 3 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions
    J'ai récemment tapé dans Google ces trois mots : "social rich learning". Rien trouvé. Puis "Social rich media". Bon sang, toujours rien si ce n'est une seule et unique réponse utilisant exclusivement cette expression - mais dans un contexte ne convenant pas tout à fait à ce que à quoi je me serais attendu en toute logique (et dans un article daté du 31 janvier 2008 - puis plus rien ne comportant cette expression dont j'étais persuadé qu'elle véhiculerait de nombreuses opportunités). Si vous lisez ce billet avant fin février 2010, essayez, vous verrez.
    Non pas que j'aie été déçu de ne trouver qu'un article faisant référence à une solution d'éditeur (apparemment sympa au demeurant), mais j'ai été très surpris que personne n'ait intellectualisé la notion induite par l'expression.
    On parle pourtant bien d'interfaces riches, de rich commerce, de rich media; on parle bien d'un autre côté de Social learning et de Social media : comme je ne suis pas du côté de ceux qui font la course aux inventions jargonneuses et autres néologismes 2.0, je ne cherchais pas à réclamer la paternité d'un concept et ma recherche était dans un esprit de pure veille. Mais là, le vide observé m'anime d'intentions compulsivement propédeutiques.
    Pourquoi ? - parce que j'ai réalisé que l'expression a un véritable intérêt dans la mesure où, paradoxalement, elle s'est imposée à moi non pas comme le fruit d'un cheminement intellectuel, mais dans une situation de recherche du fait d'une évidente lacune. Par sérendipité purement cérébrale si j'ose dire.

    Cette fois je n'attendrais pas qu'on m'impose une vision au carré ou cubique du web (je l'avoue tout net : je n'y adhère pas encore), pour autant la course aux mondanités élitistes dans le microcosme des gourous 2.0 ne m'anime guère : juste une immense frustration : je suis en quête d'aspérités, de poignées, et si je ne me raccroche pas à un concept solide je vais tomber dans le vide ou me raccrocher à des branches qui ne supporteront pas le poids de mes besoins en formalisation de pensées et en précision sémantique. J'ai donc décidé de me saisir de cette notion tout simplement parce qu'une expression me manque à moi, personnellement, au quotidien, pour définir ce que j'ai involontairement inventé en développant une web-tv à l'origine purement expérimentale : techtoc.tv.

     

    Dans le billet qui va suivre je vais tout d'abord décrire en quelques mots le fruit de mes trouvailles involontaires du fait du tâtonnement rendu possible par techtoc.tv, la première web-tv à dimension véritablement collaborative (à ne pas confondre avec "communautaire", le terme ne décrivant qu'une étique partie de la réalité concernée). Je vous dirais ce que je pense du concept de Social Learning, crucial mais insuffisant pour mon besoin de formalisation.

    Enfin je ne sais pas encore comment je vais conclure, mais grosso modo je vais me débrouiller pour vous transmettre la passion et la sincérité avec lesquelles je suis tombé sur les notions de Social Rich Media, et de Social Rich Learning qui me semblent totalement indissociables et néanmoins distinctes (mon malicieux ami Vincent Berthelot avec qui je pérore de tout cela au quotidien a posé les termes de "Social Rich Media Learning" - il faudra que je l'invite à boire un coup pour le convaincre doucement de se ranger à ce que j'estime être ma nécessaire scission sémantique, ne serait-ce que pour des raisons de longueur d'expression).

    Dans la suite de mes billets, je vous livrerai le fruit de lectures scientifiques passionnantes qui viennent avaliser un certain nombre de théories, je vous parlerais de ce que j'estime être au fondement d'un Cerveau Global, ce qui m'inspire et me fait penser que le sujet est fondamental à échelle universelle. Mais cela sera le fruit d'autres approfondissements, le présent billet nécessite déjà forcément d'être long.

     

    Observations issues de l'expérience techtoc.tv :

    Le succès de techtoc.tv a été une énorme surprise, c'était au départ une expérimentation n'ayant d'autre prétention que de nous permettre de tester notre plateforme collaborative. A l'origine, une site vidéo communautaire nous semblait souffrir d'un déficit gênant : l'absence de couche sociale. Moralité : Dailymotion et YouTube affine leurs business model autour d'une éditorialisation croissante, de la pertinence du référencement ou encore de services aux annonceurs, mais il ne faut pas confondre "User Generated Content" et collaboratif. Les sujets livrés sur ces plateformes sont le fruit d'initiatives individuelles, et ces sites sont avant tout des diffuseurs, les conversations n'y sont pas constructives mais relèvent de l'épiphénomène.

    Dans l'initiative techtoc.tv l'idée c'était :
  • De recruter les intervenants avec qui nous souhaiterions discuter en table rondes en mode talkshow ;
  • De proposer les sujets en ligne avant même des enregistrer ;
  • D'infléchir la ligne éditoriale des sujets en fonction des premiers retours ;
  • De catalyser la conversation : ne pas la laisser livrée à elle-même mais s'y mêler, exposer les règles du jeu en filigrane et de facto permettre aux visiteurs et aux membres inscrits de percevoir la présence d'une intermédiation qualitative. En somme tout le monde est invité au comité éditorial, mais il y a des rédac chef.
  • De recruter des talents : sont accédés ensuite au statut de contributeurs, sans règle écrite, en privilégiant l'échange purement informel, les membres les plus actifs ayant accepté de jouer en toute transparence le jeu de l'échange.
 

     

    Premiers constats après 8 mois d'existence :

  • Ce qui aurait dû être une vingtaine de contributeurs (notre ambition initiale, sic) s'est révélé être 600 contributeurs actifs scindés en contributeurs très actifs (284 à ce jour) et plus de 300 autres membres ayant les statuts "d'intervenants occasionnels" ou "conférenciers". Je dois même ajouter que du fait de ces rencontres qualitatives c'est ainsi que notre société a recruté de façon inopinée quatre nouveaux collaborateurs, parmi les contributeurs actifs.
  • Le site est désormais sur un rythme de croisière de 600.000 pages vues pour un peu moins de 180.000 visiteurs uniques et une moyenne de 140.000 vidéos chargées chaque mois. Toutes ces vidéos étant réalisées exclusivement avec des techniques moyens internes, mais avec une logique éditoriale collaborative.
  • Nous avons dépassé il ya deux semaines le cap des 4000 inscrits ayant pris le soin de se créer un profil complet sur le site : un peu moins de 50% d'entre eux sont positionnés en mode public, le reste ce sont donc des gens qui ne sont pas forcément là pour s'exposer, mais pour dialoguer à visage découvert avec les membres du réseau avec qui ils échangent, ou pour pouvoir postuler sur les plateaux que nous organisons.
  • La plus grosse source d'étonnement est liée au temps de visionnage moyen d'une vidéo (sachant qu'elle dépassent toutes une heure de plateau TV) : si l'on exclue les clics ne donnant pas lieu à plus de 4 secondes de visionnage (durée du générique d'ouverture), les visiteurs regardent en moyenne 83,5% du temps total de chaque vidéo… J'y vois principalement la récompense d'un style direct, sans ambages, sans concession aux consensus mous quand ils ne s'imposent pas, des moments de questionnement et d'ignorance décomplexés : le snobisme et l'élitisme ont immédiatement été bannis, la langue de bois aussi. Les visiteurs ne se sentent pas "markétés" et ils ont raison.
  • Les commentaires n'ont jusqu'à aujourd'hui (je touche du bois, tiens, pourvu que ça dure), jamais nécessité la moindre modération : nous eussions attendu un ou deux trolls en goguette; mais apparemment, les contenus et l'initiative inspirent une sorte de respect, la communauté est en quelque sorte le fruit d'une autorégulation collective, il plane sur ce site une déférence mutuelle immédiatemebnt perceptible des nouveaux venus.

     

    La table ronde au cœur d'un cercle d'absorptions mutuelles et croisées :

    Enfin dernier constat : il est ressorti de cette expérience un surnom, celui dont les proches contributeurs m'on affublé, à savoir "Bob l'éponge".

    C'est de là que tout est parti et c'est ce qui explique cet exercice de formalisation que j'estime utile et même nécessaire. Parce qu'après tout je ne suis pas le seul à mériter ce surnom qui ne vient que d'une chose : à savoir que nous absorbions toutes nos connaissances mutuelles d'une façon qui n'a absolument rien à voir avec la façon dont on absorbe l'information reçue passivement face à un émetteur magistral.

     

    Nous sommes tous interconnectés et nos fluides intellectuels sont mixés non seulement dans les conversations générées en amont et en aval des tournages, mais au travers de ce que j'ai voulu être le symbole fondateur de nos web-tv : la table ronde qui est au centre des débats - je l'ai faite construire sur mesure pour qu'elle soit suffisamment grande et confortable pour un débat avec de nombreuses invités, jusqu'à 9 parfois.

    Symboliquement, les invités sont tous à équidistance du centre et une forme surprenante d'intelligence collaborative surgit de cette manière d'échanger sur un parfait pied d'égalité dont la référence remonte aux Chevaliers de la Table éponyme (rien à voir donc avec les fameuses "tables rondes" organisées dans les salons professionnels dans lesquelles les invités sont à vrai dire en rang d'oignon face à la salle, manquent de micros et sont invités à ne jamais s'interrompre pour ne pas troubler les exposés académiques ou commerciaux de leurs voisins) :

     

  • Ici le débat est encouragé avec franchise,
  • Le modérateur n'est pas un passe-plat, il prend une part critique à la conversation en cours et surtout encourage la prise de parole,
  • Liberté de ton et de parole cohabite avec un encadrement structurant,
  • En filigrane tous les invités savent qu'il faut donner le meilleur de soi-même puisque tout est filmé et rediffusé sans possibilité de s'y opposer après coup, ni de procéder à des retouches au montage (cette perception d'un environnement médiatique engageant a un impact sur la concentration de chacun).
 

     

    La nuance entre communautaire et collaboratif :

    Je ne sais pas si j'ai besoin dès lors de faire un long détour pour exposer les différences ou nuances qui existent entre "communautaire" et "collaboratif".

    On peut être dans sa communauté totalement livré à soi-même et ne pas collaborer : simplement déposer une information.

      

    Ici le collaboratif nait de la friction des questions, des réponses, du contexte médiatique qui engage et responsabilise, du fait qu'en vidéo, un visage bien filmé de face et en prise avec une conversation animée, a beaucoup plus de mal à embellir un point de vue insincère que ne peut le faire une plume propice aux tournures écrites qui dissimuleront mieux sophismes et argumentations captieuses : la réaction-punition est immédiate, l'incompréhension perceptible chez les autres participants est tout de suite visible et entraîne des questions dérangeantes.

      

    Heureusement, nous pouvons bien sûr éluder pour l'instant le piège de la maestria politique dont savent faire preuve nos édiles communicantes ; ici les jeux d'acteurs n'ont pas encore leur place, et quand bien même on observerait une tentative d'effet de manche, les émissions échappent au style minuté, préfabriqué des émissions habituelles et donnent toute la place au droit de réponse immédiat même s'il faut repousser la fin de l'enregistrement d'un quart d'heure. 

     

    L'argumentation et le désir de clarté relèvent d'un jusqu'au-boutisme assumé comme méthode de travail. 

       

    La surprise finale réside dans l'extraordinaire injection de connaissance en accéléré que représentent ces échanges filmés. 

      

    Immergés (ce qu'aiment les éponges) dans ces séances de mises à l'épreuve de leurs connaissances, dans un contexte qui ne laisse plus vraiment de place aux discours corporate policés, les membres participants me font presque toujours une remarque liée de près ou de loin au plaisir qu'ils ont eu de mesurer dans cette situation un peu nouvelle ce qu'ils avaient pu apprendre - et pas simplement ce qu'ils avaient pu exposer.  

     

    Au commencement était l'engouement participatif :

    L'engouement participatif est l'étincelle de départ : parce qu'une communauté a besoin de partager un but commun pour prendre une dimension collaborative, l'enregistrement d'un plateau devient le prétexte fondateur.

    L'immersion participative se révèle un levier idéal de connaissance, le plateau Tv se révèle un examen de passage intellectuellement stimulant qui oblige chaque participant à fouiller en soi-même et réunir mentalement les ressources de son exposé la veille du tournage, qui permet de concrétiser ce cheminement en lui donnant une finalité. 

     

    Comme toute personne normalement constituée, nous sommes en quête d'une gratification : ici c'est celle qui consiste à faire bonne impression auprès de son audience.

    Mais si n'était qu'un sympathique exercice de communication, vous imaginez bien que je j'en serais pas là : ici un apprentissage collectif émerge dans la friction participative.

      

    En thermodynamique, si j'y connaissais quelque chose je pourrais vous épater dans le détail mais pour les besoins de ma démonstration vous saisirez le raisonnement général, on sait que du frottement résulte une déperdition d'énergie : or quand on sait récupérer cette énergie, cette chaleur qui est le fruit des forces contraires qui entrent en collision, peut faire l'objet d'une récupération qui peut à son tour alimenter une dynamo et actionner une ampoule.

    La métaphore est parfaite puisque l'énergie lumineuse qui surgit de tous ces frottements c'est de la connaissance, et cette connaissance a d'autant plus de valeur pour les participants et leur audience qui s'implique dans la conversation ou suit le challenge par procuration, que c'est une connaissance fabriquée dans l'interaction entre tous les intéressés : c'est connu, on apprend mieux en s'impliquant ou même en enseignant aux autres ce qu'on découvre en l'enseignant comme le neveu de Rameau.

    En disant tout cela je pourrais avoir décrit ce que d'aucun ont découvert et considéré comme du "Social learning".

     

     

    Différences avec le Social learning :

    Le terme me dérange en ce qu'il se limite au constat de ce que depuis la nuit des temps les hommes font déjà informellement: ils apprennent ensemble dans un univers d'interdépendances complexes, le plus souvent informelles et qui même perdent en efficacité à mesure qu'on tente de les formaliser après coup. On fait un peu semblant là de s'émerveiller d'une découverte qui n'en est pas une, et puis on va vous vendre du conseil pour favoriser le fameux apprentissage informel.

    Reprendre à son compte une propension naturelle et universelle présente un intérêt :

    Celui de la formaliser.

    OK.

     

    Mais de sérieux désavantages en résultent : on tente d'injecter de l'informel pour favoriser le petit miracle.

    Et pour que cette injection fonctionne il faut en quelque sorte sortir avec recul du contexte de son émergence "innocente" (au sens philosophique du terme).

     

    Le Social learning est donc un concept crucial, je ne le conteste pas.

    Mais c'est plutôt un constat, qui ne fait pas état d'une formalisation utilitariste (car c'est bien ce qu'on lui demande).

     

    Tout l'intérêt de la démarche consiste à enrichir cet état de fait qui est le fruit de l'engouement instinctif que tout un chacun ressent quand il est immergé dans un environnement participatif stimulant. L'enrichir comment ? Par des outils appropriés : pour moi c'est le contexte que nous avons donc créé, sans avoir de prime abord complètement saisi sa portée, en créant techtoc.tv, dont je suis persuadé aujourd'hui que chaque élément joue un rôle scénique et stimulant fondamental :

    la table ronde, la plateforme collaborative, l'intermédiation éditoriale (avec son lot de risques), la sanction de l'enregistrement, l'acte final et hautement symbolique de cession de son droit à l'image etc.

     

     Je ne pars donc pas du principe que je suis là pour favoriser l'émergence du Social learning : "tu ne me chercherais point si tu ne m'avais déjà trouvé" nous rappellent les Evangiles.

    Cette composante énergétique est-elle là ou pas ? - là n'est pas mon affaire, je ne suis pas chargé de cette mission ardue qui consiste à faire croire que je pourrais favoriser l'alchimie collaborative : là est toute ma nuance. Je ne suis là que pour l'enrichir.

    Je pars donc du principe qu'elle peut exister mais je m'en lave les mains - ceci étant dit en toute franchise dans le but d'éviter les malentendus.

     

    Car ce que je chercherais trop à provoquer pourrait en dernière analyse créer un effet laboratoire : à trop vouloir quelque chose, on finit par le saboter.

    Philosophiquement le problème a été traité par d'autres : il est impossible d'être ce que l'on sait, ou de savoir ce qu'on l'on est.

     

    La petite distance, ce je-ne-sais-quoi ou presque-rien de conscience qui s'immisce entre la conscience et l'action signifie la perte de l'innocence dans l'intention. Chacun a pu l'expérimenter d'une façon ou d'une autre. Un acteur qui s'observe en train de jouer cesse de ressentir l'émotion précieuse. De même quiconque partirait du principe qu'il lui faut "inventer" le nouveau Twitter serait bien en peine d'en renouveler l'alchimie expérimentale, la découverte involontaire: la préméditation n'est paradoxalement pas compatible avec la découverte de génie. Nietzsche lui-même estimait que le cerveau pouvait produire au hasard 5 minutes de trouvailles géniales par jour grand maximum, mais que c'était le fruit d'un travail acharné inconscient de lui-même, au point qu'on ne sait qu'on a fait une belle découverte qu'avec le recul, ou quand c'est un regard extérieur qui vous confronte à la trouvaille.

 

     

     

    Le Social rich learning :

    En somme je m'abstrait totalement de cette alchimie qui ne me regarde pas.Mais si elle existe, et seulement dans ce cas de figure, le bon dispositif est là, qui entre scène.Et "enrichit" alors l'expérience constatée: au moment où elle est lancée, on instille des outils permettant de l'optimiser.

     

    Dans techtoc.tv nous avons donc involontairement soutenu une alchimie, nous ne l'avons pas favorisée, la nuance est importante : nous ne sommes pas dépositaires d'une quelconque trouvaille située dans coucou-les-nuages. Nous accompagnons les frictions et les instants de vérité.

     

    Pour exprimer cela je n'ai donc trouvé de meilleur expression outil de travail que les termes de :

     

  • Social rich learning
  • Social rich media

      

    Le Social media désigne un outil, un état de fait, presque au même titre que le Social learning, c'est le mixage des deux dont il surgit une nouvelle réalité, et là une méthodologie peut être appliquée . Là, on peut tenter de renouveler l'expérience, mais à, partie des ingrédients adéquats, pas en prétendant faire naître ces ingrédients. Quoiqu'on pourra toujours s'arroger le mérite de leur résurgence cyclique et inévitable (un jour ou l'autre) mais là n'est plus le débat.

     

     

    Enrichir le media social :

    Notre travail consiste à enrichir le media social, à enrichir l'impulsion implicite de la communauté apprenante désignée par ce vocable de Social Learning : celui-ci est une réalité donnée, fiable, objective. L'ajout d'un dispositif est quant à lui le fruit d'une méthodologie : en tant que telle elle ne promet aucun miracle, mais elle peut décupler l'effet avantageux de l'alchimie si elle existe en amont.

    Je ne suis pas en concurrence avec mes collègues penseurs du "Social learning", mais en complémentarité.

     

    Je ne me réclame à vrai dire que d'un aspect particulier de leur formalisation plus ambitieuse et plus large.

     

    Se disputer sur la paternité du concept ou se lancer dans une polémique à l'échelle de notre microcosme intellectuel sur la nuance que j'apporte serait aussi vain que si l'on avait pinaillé à la sortie du terme "rich media" quand "multimédia" existait déjà. L'introduction d'un nouveau concept doit avoir une valeur pratique, c'est le cas du Social rich learning, qui est un cas particulier du Social rich media - ou du moins sa variante la plus évidente et la plus stimulante pour en percevoir la portée.

     

    En ce qui me concerne un hasard expérimental m'a permis de mettre le doigt sur une notion qui comble désormais ce que j'estimais être un vide, une lacune jusqu'alors indicible.J'espère susciter une opportunité de débat et d'échanges pour que de ceux-ci, puisse naître une connaissance ascendante.

     

    J'avais besoin d'un repère et d'un point d'entrée pour matérialiser en quelque sorte ce premier jalon d'une réflexion que je compte mener et approfondir dans un premier temps avec mon ami et co-formalisateur Vincent Berthelot sur un blog à l'adresse socialrichmedia.com et sur socialrichlearning.com pour ses applications particulières au monde de la formation - sous forme d'une méthodologie que nous avons créée avec nos web-tv et que nous allons continuer de pousser.

     

    Et bien sûr, il va de soi que nous allons rapidement proposer des plateaux où d'autres experts viendront nous livrer leur ressenti.

     

    Cela devrait enrichir le processus d'apprentissage croisé...
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