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    General tags :
    valeurs, valeurs d entreprise
    Organized by Frédéric BASCUNANA
    Format : Lounge TV day
    Treatment : Débat d'idées
     
    Speakers :


    Soyons honnêtes : nous avons tous été confrontés au discours tantôt convenu, tantôt naïf des valeurs de quelques entreprises qui l'ont "évacué" en quelques phrases remplies de bonnes intentions pour s'en affranchir. Cette approche existe encore, on ne peut pas forcément en vouloir aux professionnels débordés qui font parfois ce qu'ils peuvent. Mais affligée de déclarations qu'elle ne pourra pas tenir, l'entreprise finit toujours par devoir se confronter au rendez-vous qu'elle a avec elle-même, ses employés, ses clients : elle a un public, ou plutôt des "publics" dont elle peut de moins en moins négliger le feedback.


     
    Nous proposons à titre expérimental 5 plateaux sur le thème des valeurs, nous espérons que cette initiative sera le premier jalon d'une longue série.

    Elle ne serait pas possible sans le support ni l'amitié et encore moins le travail de recherche de Thierry Wellhoff et Jean-François Claude qui, combinant leurs expertises à la fois en Ressources Humaines et en communication, collaborent ainsi depuis 10 ans sur la thématique des valeurs d’entreprise. Ils viennent justement de publier l'entreprise en 80 valeurs. Le philosophe Bernard Benattar que nous avons déjà eu le plaisir d'accueillir viendra compléter par ses analyses cette effervescence intellectuelle. 

    Nous recherchons des professionnels de la  communication pour compléter le panel sur les sujets ci-dessous - et venir partager leurs expérience face et off caméra.

    Et comme d'habitude il s'agit d'une création collaborative : proposez vos sujets et venez exposer votre vision, vos engagements et votre expertise sur le sujet.


    Lisez les détails du dispositif ici - ou regardez ces quelques slides

     
     

    Voici la liste des premiers sujets proposés, en attendant les vôtres ! (cf. onglet ci-contre pour plus de détails) :
    Share the link:


    Connected subjects:
  • Intranets     
  • Comment from Carole BLANCOT: trouve ce sujet : Excellent !Le cahier des charges de la Direction Générale à l'attention du Responsable de la communication est : "nos valeurs doivent être différentes de celles de nos concurrents, on peut dire cela mais pas cela, il faut laisser entendre que..." Enfin vous m'avez compris, je veux recruter facilement et fidéliser mes collaborateurs (entendez par là faire en sorte qu'ils ne partent pas à la concurrence). Fort de ce constat, la guerre des talents peut se transformer en guerre des valeurs... A suivre Comment from Frédéric BASCUNANA: très bonne analyse Carole je suis entièrement d'accord, avec le risque que lesdites valeurs se transforment en alibis stratégique - ce qui en soi n'est pas un problème tant qu'il y a cohérence entre la parole et l'action... Comment from Frédéric POULET: Pour ma part, je pense que les valeurs ne sont jamais aussi bien transmises que lorsqu'elles sont incarnées (au sens propre du terme); cad par des sociétés dont les fondateurs ont transmis à leurs successeurs les Valeurs qui ont été les leurs, et qui au fil du temps, se sont avérées être vraies et vérifiées par des Actes qui collaient aux discours.J'ai aussi connu des boites dont les Valeurs ont été créées de toute pièce avant de "rendre la mariée plus belle" avant rachat. Evidemment ça n'était que la partie cosmétique de la préparation, mais on aurait pu tomber dans le panneau, tellement c'était bien vendu... aux salariés de l'Entreprise en premier lieu.Je peux d'autant plus citer celle à laquelle je pense puisqu'elle a été rachetée depuis (Allied Domecq) et n'existe plus en tant que telle.La vertu de cette cosmétique n'est pas complètement dénuée de sens si l'on considère qu'elle peut être, pour un temps en tout cas, vecteur de sentiment d'appartenance et de fierté pour une grande partie des salariés. Et donc de motivation.C'est quelque part, d'une certaine manière "Marketer" la Boite au même titre que l'on "Markete" des produits.Je ne pourrai malheureusement pas être des vôtres le 23/06 prochain, mais j'ai laissé sur le plateau de Techtoc (et j'en ramènerai si le stock est à 0) quelques produits qui vous permettront de valider que la première valeur (et le slogan) de notre Groupe n'est pas galvaudée :-) "Créateurs de Convivialité" A bientôt donc pour trinquer en live autour d'un verre de l'amitié ! Comment from Victor Waknine: je milite pour une valeur très française "la Valeur Ajoutée" ou Added Value la seule contribution réelle avant celle des principales parties prenantes: les salariés,la société , les actionnaires dans l'ordre du compte d'exploitation;Je serais là dans l'après midi d'autant plus que je vous ai fait venir mon ami philosophe Bernard Benattar Comment from : trouve ce sujet : Excellent !la vrai valeur c'est la VALEUR AJOUTEE Comment from Carole BLANCOT: En matière de produits/services, ce qui fait notamment la valeur ajoutée c'est la différenciation non ?En matière de candidats/collaborateurs, ce qui fait la valeur ajoutée d'une Valeur d'entreprise sont la cohérence et la congruence non ?Mais là le débat dévie je le crains. Comment from Frédéric BASCUNANA: attention Victor c'est le matin regarde les horaires juste au-dessus des commentaires dans la liste des sujets ;-) Comment from Frédéric BASCUNANA: tu ne dévies pas bien au contraire, Thierry a à coeur de parler très précisément de cette notion de cohérence qui me semble à moi aussi plus modestement, parce qu'intuitivement, d'autant plus cruciale que c'est là le plus souvent que le bât blesse. Comment from Victor Waknine: oups, bien vuj'aurai donc du mal à être à 2 endroits à la fois Comment from Victor Waknine: c'est moi l'anonyme Comment from Corinne Dangas: trouve ce sujet : Excellent !Magnifique sujet. @Carole a excellemment résumé les choses. Je pense aussi comme le dit Fred que cette cohérence est essentielle, et qu'elle l'est en termes de performance. Etre congruent, c'est se servir du levier, de l'effet moteur, tracteur de (leurs propres) valeurs vis à vis de collaborateurs toujours plus éduqués, et pour qui cela "fait sens". Alors qu'on observera que les mêmes, face à la seule pression hiérarchique ou financière, aux logiques de management "industriel", ou à d'importants décalages discours - actes (ce qui revient au même), adoptent (même inconsciemment ou de façon "globalement et socialement organisée") des stratégies de contournement et de résistance à la contrainte, par instinct de survie ou de préservation de leur propre sens. (d'où des "coûts cachés", chers d'ailleurs à @Victor) Comment from Frédéric POULET: J'aimerais recueillir votre avis à tous sur une question:Avez vous le sentiment qu'il y a un lien direct entre la Valeur que crée l'entreprise, et les Valeurs qu'elle véhicule ?Peut-être est-on encore en train de se faire un débat "à la française" non ? C'est comme au Rugby, on est pour la beauté du geste, mais l'efficacité reste souvent anglo-saxonne quand même non ? Pour avoir bossé dans une boite américaine, puis une anglaise, puis une française, je me dis parfois, que l'engagement (et la fierté) que j'ai observé(e) de la part des salariés était paradoxalement plus lié(e) à la Performance et à la Notoriété de la Boite en question, qu'aux Valeurs (ou pseudo valeurs) qu'elle véhiculait.Je vais être cynique mais je pense que je ne suis pas loin de la vérité: quand vous voyez ce qu'on est capable de faire en terme de "conditionnement"...http://www.programme-tv.net/news/tv/8038-jeu-de-la-mort-docu-choc-france-2/Que ce soit en TV Réalité ou en Méga Show à l'américaine...(On m'a récemment raconté avec des trémolos dans la voix le déroulé d'une convention annuelle d'une boite américaine... c'était à pleurer...mais... ça marche !)Ne pensez vous pas que l'on finit par devenir (et aimer) être Requin dans une boite de Requins, et Dauphin dans une boite de Dauphins ;-) ?Ben non... Nous, en tout cas, "nous n'avons pas les mêmes Valeurs" et nous avons tous réussis à faire des métiers qui nous permettaient d'être en accord avec nous mêmes, et avec les Valeurs de notre entreprise !Une chance quand même qu'elles se mettent toutes à la CSR (ou RSE) :0)Nous sommes (tous) sauvés ! Comment from Corinne Dangas: Je pense qu'il y a un lien direct entre la valeur que crée l'entreprise, et la cohérence = l'évidence quotidienne d'usage et d'application de valeurs. Ceci indifféremment de ce que sont ces valeurs. Mais il n'y en pas nécessairement avec les valeurs qu'elle véhicule."Nous sommes les meilleurs, les plus performants, les plus connus", ça reste un système de valeurs, qui peut prendre le pas sur celles "officielles", et être très efficace.La nature des valeurs (que ce soit l'innovation ou le customer-oriented ou ci ou ça parce que c'est plus à la mode ou plus porteur en marketing RH) à mon avis est à elle seule indifférente et non créatrice (ou très peu) de valeur.Quelque part, l'entreprise dauphin parle au dauphin qui est en toi, et l'entreprise requin parle au requin qui est (aussi) en toi ? Comment from Victor Waknine: J'ai entendu le bruit des sirènes et j'ai failli me reveiller dans la nuit pour vous répondre, heureusement que nous ne sommes pas voisins, on trouverait des tas de prétextes pour boire un canon ensemble tous les jours.ce débat me fait penser au beurre et à son argentL'imaginaire crée le désir avant de checker la valeur et la première séquence de la valeur est enfouie dans le désir, suivi de l'émotion, attractivité ou le rejet et enfin l'attribution de valeurs.Parler de valeurs sans y mettre d'attribution c'est comme envoyer un colis sans adresse ou un mail , c'est pareil.L'attribution procède d'une évaluation individuelle et collective, un peu comme un jury dont on ferait partie.Pour une entreprise si on arrive au stade de l'attribution de valeur, nous nous trouvons confrontés à sa propre appréciation et à l'idée que les autres ont de la valeur de cette entreprise. D'ou l'importance de la marque employeur ou la notoriété et l'image collective.Et puis il y à le temps, sacré problème car la valeur subit l'usage du temps: Renault, La poste, FT, IBM, NOKIA, etc, même APPLE au moment de la folie d'INTEL/Motorola sur la puce miraclePour sortir de ce mixcognitif il nous reste 2 filtres fondamentaux qui permettent de checker le potentiel "valeurs";Cette entreprise je lui accorde des valeurs qui me permettent:1* De dormir tranquille qui renvoie à la Rectitude morale2* De me regarder dans la glace qui renvoie à l'utilité socialetout le reste comme dirait le chat du rabbin, c'est du mou pour les chats(provoc à la totor, cool) Comment from Frédéric POULET: Pour ma part, je crois que j'ai de la chance de bosser désormais pour une boite qui a des Valeurs, qui crée de la Valeur en tant que Société Eponyme pour ses employés et pour ses clients (même si comme partout, tout n'est pas tout rose)Cela étant, je pense que Les Valeurs d'Entreprise sont "la Cerise sur le Gateau". Et que le "Business RSE" va finir par rendre obligatoire "la Cerise"...cf. Intro du sujet http://ht.ly/58jrpJuridiquement l'entreprise est bien "une personne morale"... et jusque là, mondialisation, croissance externe, rachats, ambition des actionnaires, n'ont pas toujours favorisé le développement ou la transmission des Valeurs. Ou plutôt, je pense que les Valeurs se sont perdues en route. Les Droits et Obligations de la personne morale n'étaient plus équilibrées.Nous sommes sans doute à la fin d'un cycle, celui qui a fait prendre conscience des dérives financières, celui de la course à l'échalote du Profit, fait et poussé à outrance, quelles qu'en soient les conséquences. (Scandale Enron, Crise des Subprimes etc.)Le développement d'enquêtes du type Great Place to Work, et le fait de figurer parmi les entreprises les mieux classées, devient un Axe de Positionnement et de Différenciation pour certaines entreprises... La Marque Employeur devient de fait parfois nécessaire, salutaire, pour se refaire une "virginité" vs. scandales passés.Regardons d'ailleurs qui sont les plus actifs en la matière....Nous sommes entrés dans un "Grenelle du Rachat de Conscience" !Picasso disait : "Il faut très longtemps pour devenir Jeune"En entreprise, "Il faut très longtemps pour (re)devenir Une Personne Morale"Donc se regarder dans la glace, Victor, a fait prendre conscience aux entreprises qui ont eu le courage (ou la nécessité) de se regarder en face, que certaines rides n'étaient pas très belles à voir, et que d'autres plus liftées ou plus jeunes allaient finir par leur voler la vedette dans les magazines et en bourse sans doute... Comment from Victor Waknine: Mon cher Fredéric au sujet de GPTW il faut faire attention Work en anglais se dit "Travail" et se pense "JOB"Mais il ya une grande différence entre Travail et "Emploi", disons que c'est pluôt "Great Place To Have a Job" car on vous donne un super cadre de travail mais en réservant vos bureaux tous les jours, en subissant une évaluation individuelle, en vous demandant de changer tous les 2 ans , en ayant un multi reporting, etc et des fois de faire du boulot borderline vers les clients.Néanmoins l'avantage de ces concours bisounours c'est d'exister et d'afficher une ambition au moins sur le cadre et les conditions d'emploi, le Travail c'est encore autre chose, voir http://www.cadrestv.fr/tv/bien-etre-des-salaries Comment from Vincent Berthelot: Le travail sur les valeurs est certainement pour nombre d'entre-nous une pierre philosophale nous permettant d'ouvrir les portes d'une entreprise qui mêle éthique, confiance et engagement.Mais bien souvent les valeurs sont celles du fondateurs, plus ou moins bien révisées par ses successeurs dans une vision plus ou moins communicante et manipulatrice.Donnez moi une exemple d'une entreprise qui a bâti ses valeurs avec ses salariés ..pour de vrai ;-) Comment from Victor Waknine: @Vincentva voir FAVI un sous traitant auto, le monde entier du management se déplace dans le trou de la France pour ausculter ce cas unique d'entreprise collaborative dans son ADN et dis moi si cela répond à ta ? Comment from Frédéric POULET: @Vincent par exemple la Société Lorraine de Participations Sidérurgiques (fondée en 1704)http://fr.wikipedia.org/wiki/Wendel_(entreprise)quand tu vois comment au départ la famille de Wendel a réussi dans la sidérurgie... a créé des villages avec et pour ses salariés, a réussi à développer une culture d'entreprise, des valeurs partagées, un respect mutuel, etc.Aujourd'hui cependant, ce qui reste de cette société est devenu extrêmement fermé, opaque, élitiste, et il reste essentiellement d'ailleurs des prises de participations financières dans d'autres grands groupes... (ce qui n'a pas été le cas au départ pendant des décennies) et certains de leurs dirigeants se battent pour se défendre... d'abus de bien social...De même, quand tu regardes bien l'histoire de la plupart des sociétés du CAC, c'est souvent un fondateur, un patriarche, qui par son charisme, son ingéniosité a emmené avec lui pas mal de salariés, qui au départ souvenons nous, faisaient l'ensemble de leurs carrières dans la même société. Chacun était dévoué à l'autre et réciproquement.Après, l'évolution de l'économie, de l'actionnariat, les crises, sont venus bousculer cette "transmission" et ces Valeurs dans 90% des entreprises. Il n'y a qu'à voir la façon dont les actionnariats sont aujourd'hui morcelés et partagés.Les très grandes sociétés dans lesquelles certaines de ces Valeurs se perpétuent ne sont d'ailleurs pas quotées en bourse (Auchan /ex)Donc tu vas plus trouver d'exemple de sociétés de taille moyenne (ou jeunes) que de grandes multinationales; ces mêmes multinationales étant sans doute en quête de retour vers des Valeurs, parfois différentes de celles qui ont pourtant fait leur histoire.Mais d'où ce débat... Comment from Vincent Berthelot: Merci messieurs mais on en revient un peu au postulat de départ, les valeurs d'entreprise saines et portant une vision globale donnant sens pour l'ensemble des salariés semblent appartenir à un ancien temps.... Comment from Thierry Wellhoff: Chers tous, Je suis ravi que le sujet des valeurs motive ces commentaires. Il y a tant à dire.Car il ne s'agit pas de faire de l'angélisme, beaucoup d'entreprises présentent des valeurs qui ne sont que de l'affichage. A côté de celà il y en a d'autres finalement peut-être aussi nombreuses, qui ont des valeurs formalisées ou non (impossible de ne pas en avoir, tout groupe social, à commmencer dès 2 personnes, constitue un système de valeurs) , et qui respectent au quotiden leurs valeurs. Pas formcément les petites entreprises locales. Il y en a de grandes internationales qui ont aussi de grandes valeurs. Cela dépend beaucoup de son management, de ses actionnnaires et de sa culture.Comment les départager ? Il suffit, en fait, d'analyser ce que le entreprises disent (leur communication) ... et ce qu'elles font concrêtement, c'est à dire comment elles se comportent dans la conduite de leurs affaires (leur éthique). L'ensemble conditionnant finalement leuur réputation. Les valeurs n'existent qu'au travers des actes. C'est d'ailleurs ce qui fait la valeur des valeurs. Elles nourissent l'action qui les nourrit en retour.Mais on peut s'interroger sur ce qu'est-ce au juste qu'une entreprise ? Ses salariés ? Son mangement ? Son offre de produits ou services ? Ses actionnaires ? Sa marque ? Difficile à appréhender car une entreprise est en fait au peu tout celà à la fois. Il est dès lors intéressant de s'interesser au sens qui éclaire les valeurs. Le sens c'est celui que lui donnera ses actionnaires. Rien d'étonnant à cela qu'une entreprise patrimoniale de 50 employés visera en priorité (en principe) la pérennité, là où une grande multinationale visera prioritairement (toujours en général) le profit.L'expérience nous apprend que deux choses semblent essentilelles pour construire et développer une entreprise : - d'abord sa mission, c'est à dire ce à quoi elle sert et qui est en général défini dans son objet social (difficile donc pour les très grandes multinationales qui ont plusieurs métiers),- et la façon dont elle entend l'exercer (ses valeurs) qui conditionnnera ses relations avec l'ensemble de ses parties prenantes dont principaement (maiis pas uniquement)ses clients, employés, ses actionnnaires.D'où l'importance du sujet que nous aurons le plaisir de traiter (au moins en partie),la matinée du 23 juin avec Jean-François Claude (co-auteur de notre livre "l'entreprise en 80 valeurs" aux éditions Liaisons) et Bernard Benattar. Pardon d'avance d'ici là si je n'ai pas la possibilité de répondre très souvent aux commentaires, je risque de na pas avoir beaucoup de temps d'ici le 23 juin.Amicalement,Thierry Wellhoff Comment from Frédéric POULET: Et/ou liées à une taille critique quand même au delà de laquelle c'est difficile à perpétuer...Développer une culture et des valeurs communes dans une Tour de Babel mondiale n'est pas du même acabit que dans une PME franco-française de 50 pers.Je ne sais pas si tu as fait beaucoup de réunions avec des pairs d'autres filiales dans ton parcours (ne serait-ce qu'en Europe), mais fais un jour un test et un exercice: une même phrase prononcée n'est pas comprise et interprétée de la même manière d'un pays à l'autre (même au sein de l'europe) en fonction des nuances de langage et des cultures de chacun.Nous avons fait ce test en formation transversale à une époque entre homologues : c'est assez édifiant... y compris sur des choses très simples.Alors quand on en arrive aux Valeurs..., l'ancien temps n'est pas forcément toujours où l'on croit qu'il est (et vice et versa pour certaines filiales).Peut-être faudrait-il scinder le sujet en deux parties : Les Valeurs d'entreprises locales (ou de taille moyenne), et Les Valeurs de Multinationales si tant est qu'elles puissent être vécues par tous de la même manière au delà d'être proclamées (pour des raisons de taille et de différences culturelles).Alors Tant qu'on reste sur des choses très "vagues" et/ou "Evidentes" comme : Respect - Equité - Engagement - Partage etc. qui peut être contre ? qui peut ne pas les comprendre ?Mais une fois qu'on a dit ça on n'a rien dit... et surtout on n'a rien fait... Et même si on a fait, est-ce que ça a été compris, partagé et mis en oeuvre.On aura en revanche beaucoup plus de facilité à emmener les gens derrière une Performance Globale Commune (cf mon billet précédent sur les boites US): ce qui est scientifique et quantifiable (EBIT) et permet de faire bouffer les gens (Salaire) est beaucoup plus mobilisant dans un premier temps en tout cas, que le haut de la Pyramide de Maslow... Ce qui revient au débat lancé par ailleurs... "Donner du Sens à son Travail" dans lequel je rappelle également que dès lors qu'on s'élève un peu dans la Pyramide, on a souvent affaire à des "problèmes de riches".En Espagne, je crois savoir que les jeunes "indignés" préfèreraient que les entreprises créent dans un premier temps de l'emploi et de la valeur, puis ensuite si tout va bien en effet des Valeurs. Comment from Thierry Wellhoff: Un petit complément que je me permets d'indiquer à ceux qui voudraient aller plus loin sur le sujet tel que nous l'envisageons avant le 23 juin : http://www.valeurscorporate.fr/ Comment from Corinne Dangas: @Fred, malgré tout, je trouverais risqué de (trop) présupposer que valeurs et performance sont contradictoires, ou peuvent / doivent être résolus de façon linéaire, d'abord l'une, puis les autres.1) Les besoins humains se remplissent-ils à la manière d'un vase avec de l'eau ? De nombreuses études montrent le faible effet (voire le contre-effet) de l'argent comme facteur de motivation, pour les tâches intellectuelles et créatives. Il y a une magnifique animation du RSA là-dessus http://www.youtube.com/watch?v=u6XAPnuFjJc&feature=player_embedded 2) Une crise de sens intervient précisément quand il y a contradiction entre sens : notamment face à l'injonction d'être contre-performant... 3) Pour être scientifiques il faudrait aussi qu'on se demande dans quel système on compte, dans quel référentiel on quantifie ce qu'on quantifie. - les "indignés" le sont d'ailleurs dans un référentiel très étendu, globalisé - Une entité, une organisation peuvent être très performantes "globalement"... pour elles-mêmes (ou en tout cas un environnement et des effets, limités). Pousser une organisation à une performance extrême tend à la déconnecter de certains éléments de son système environnemental, ce qui, précisément, n'aurait *pas de sens*. L'EBIT seul ne quantifie pas cela, ce "sens secondaire", qui pourtant ne doit pas être perdu. (on peut essayer de concevoir en caricature vers quoi tendraient certaines industries - ex. chimie, nucléaire, etc. - si elles en venaient à être sur-performées, ou encore un Facebook, qui ne ferait alors que couper l'humanité en deux)Les valeurs, le sens, ne sont pas exclusifs de la performance et ne peuvent pas en décorrélés, et je crois que dans un environnement globalisé ils doivent maintenant s'efforcer d'être *résolus en même temps*, et non pas l'un après l'autre. Précisément parce qu'ils jouent un rôle de "liaison" à l'environnement sociétal, et donc questionnent, titillent, à tout instant, la performance [réellement] globale, ce but ultime de l'entreprise : est-ce "faire de l'argent point à la ligne", ou est-ce "faire de l'argent, étant entendu que le but de l'argent lui-même est... ? [faciliter les échanges - dont l'échelle a définitivement changé -, servir le bien-être commun, de l'humanité ?]" Comment from Vincent Berthelot: rassurant de voir que le sujet devient un peu plus clair et cadré"Le sens c'est celui que lui donnera ses actionnaires. "Riche débat en perspective ! Comment from Frédéric POULET: Sur le 1/ je ne pensais pas particulièrement "argent"; je parlais aussi dans mes billets précédents à la Fierté d'appartenir à un groupe qui fait des profits (et accessoirement qui en fait bénéficier ses salariés - part & Intéressement / ex -)Je serais curieux de connaître la réaction d'une société (et l'impact sur les Overheads...) cotée en bourse, qui a les plus belles valeurs du monde, et qui fait d'énormes pertes trois années de suite... Malheureusement, mais c'est ainsi, les Ressources Hommes sont inscrites dans une ligne de compte de résultats à la ligne "Overheads"...Mais c'est sûr que si on fait de beaux profits avec de belles Valeurs c'est encore mieux... tant qu'on fait de beaux profits... Comment from Frédéric POULET: Même Lacan pourrait s'inscrire au débat ;-)Riche débat en perspective, ou Débat de Riches en perspective... Si celui qui donnera les actions erre... Comment from Carole BLANCOT: J'ai trouvé l'avis de Maurice Thévenet (professeur de management à l’ESSEC et au CNAM et co-auteur avec Cécile Dejoux de La Gestion des talents, la GRH d’après-crise) très intéressant à lire dans cet article => http://bit.ly/iQ0Kqo Je retiens notamment :- le talent, un concept hétéroclite (chacun semble avoir développé sa définition du talent),- à se focaliser sur les individualités, on risquerait d'en oublier le collectif et l'importance de celui-ci pour ce qui est de la performance,- la gestion des talents demeure avant tout un outil de GRH,- l'enjeu est d'examiner en termes qualitatifs les compétences rares dont l’entreprise a besoin pour développer et pérenniser son activité. Comment from Carole BLANCOT: @Frédéric Le plus grand talent de Lacan (mais ce n'est que mon avis sur ses écrits et la retranscription de ses analyses) a été de se différencier de Freud en se rendant beaucoup moins abordable et en donnant à fond dans le verbiage et le néologisme. Mes études ne m'auront en tous cas pas convaincue de devenir Lacanienne d'orientation et ce grand théoricien ne m'a pas non plus donné envie de devenir une de ses disciples psychanalystes.Dans certaines organisations rester accessible et compréhensible peut-être un talent si cette aptitude est devenue une compétence rare ;) Comment from Frédéric POULET: Transfert de pensées :-) Suis assez d'accord avec toi ! Et je préfère aussi les écrits de Freud ! Comme quoi on a parfois les mêmes références et les mêmes Valeurs, mais on n'est cependant pas obligé de partager les mêmes Valeurs pour travailler sur un sujet commun ou dans une boite...Notamment pour les Boite à Idées comme HR ou Techtoc, la friction des Idées et des Valeurs fait la richesse des débats, parfois jusque là refoulées ou enfouies. Comment from Corinne Dangas: Je suis aussi complètement d'accord avec ça, tout en y voyant un bémol près que tu décrivais très bien au-dessus @Fred : la tour de Babel est non seulement mondiale au sens géographique du terme, mais aussi souvent sociale voire disciplinaire. Donc le concept même d'accessibilité, l'appréciation du "verbiage", sont des notions, il me semble, *toujours* relatives. En tout cas, j'ai la chance d'avoir évolué dans des milieux radicalement différents, et sans doute extrêmes, au fil de la vie, et je ne me lasse pas d'observer que, par exemple, les plateaux même les plus largement accessibles de Techtoc, feraient passer leurs intervenants pour, au mieux des prétentieux verbeux, au pire des fous échappés de Sainte-Anne, dans certains milieux ou certaines boites. ;)De la même façon, nombre d'équipes techniques ont les plus grandes difficultés, à la source des aléas de la plupart des projets, pour parvenir à se faire comprendre des autres métiers, qui voient du "purisme gratuitement emmerdeur" là où existent des rigueurs mathématiques incontournables, même élémentaires. Etc. (les exemples sont légion) Mais intéressant de noter, d'ailleurs, que quel que soit le barrage, social, technique, linguistique, les meilleures passerelles entre les uns et les autres, passent souvent par l'image, le visuel.. Comment from Frédéric POULET: C'est Vrai qu'Emmanuelli nous en a donner l'illustration ;-)Ca s'appelle les Valeurs de la Raie Publique.... http://ht.ly/5dteI Comment from Victor Waknine: et si on passait à la GTC Gestion du Talent Collectif plutôt que de se faire une fixette sur les talents individuels comme si la valeur de l'Indonésie était la somme des valeurs de ses 3500 iles , on a eu aussi l'exemple de la Yougouslavie.La valeur de l'actionnaire majoritaire et de la personne qui l'incarne est fondamentale, voir les groupes qui sont restés éponymes mais ou hélas les chiens on fait des chats.Tel père tel fils est une vraie idiotie et heureusement pour l'humanité.Car l'inverse existe ausiJe n'imagine pas "valeur" sans "talent" de celui qui l'incarne, dans ma logique je nomme cela un "attribut", on n'aura du mal à s'imaginer une valeur sans (oui Corinne) visualiser et se représenter le matching de désir avec son incarnation (Jésus par ex pour l'amour de l'homme).Je ne sais pas si c'est du Lacan ou du Frédo, mais c'est du totor matinalbonne journée à tous@fredbascunana et @vincent , l'Incarnation est elle une valeur ou une nécessité dans l'entreprise? le RSE 2.0 a t'il besoin d'une valeur incarnée pour se développer?