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Les restructurations entrainent bien souvent des vagues de départs plus ou moins volontaires. Ceux qui restent sont envahis par la culpabilité du « pourquoi lui et pas moi ». Le syndrome du rescapé nécessite une prise en charge et une réponse appropriée.  
Webcast
notes
Speakers (3)
 
Subject proposed by Jean-Paul LUGAN
Organized by Sibylle Lhopiteau
Format : Talkshow
Treatment : Débat d'idées
 
Speakers :

Les restructurations entrainent bien souvent des vagues de départs plus ou moins volontaires.

Ceux qui restent sont envahis par la culpabilité du « pourquoi lui et pas moi ».

Le syndrome du rescapé nécessite une prise en charge et une réponse appropriée.

 

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    Misc infos
    Location : Dans les studios de Webcastory
    General tags :
    stress au travail
    Competences /
    Expertises / Offers :
    Management RH

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    Comment from Corinne Dangas: Cette série de sujets est vraiment excellente. Elle est intéressante et de bon format. Je suis particulièrement contente d'y retrouver posées des problématiques que j'ai eu à gérer dans le public, et je tiens à le souligner car 1) c'est un autre angle de vue 2) je suis toujours très frustrée de constater que vu du dehors, de l'entreprise privée, le management public paraît ne relever que de l'application comptable ;) 1+1=2 devrait suffire. Le changement ? C'est un problème technique, pas humain (discours que j'ai déjà entendu tenir par de supposés experts : recruteurs - RH - ou SSII).Bien évidemment, quand vous fermez des postes ou restructurez des établissements... les enjeux de changement et les implications humaines sont de l'ordre de ce que décrivent très bien Jean-Paul et Victor sur ces plateaux. Comment from Jean-Paul LUGAN: Madame,je suis vraiment ravi que ce type de sujets vous ait plu. Notre volonté est double : aborder des sujets intéressants (et peux traités) et être dans un format lisible et accessible. Au plaisir d'échanger avec vous la-dessus. Comment from Emmanuelle PERRIER: En dehors de ce premier aspect décrit par Victor et M. Lugan, vient ensuite le second effet kiss cool, la réalité du travail au quotidien.Les rescapés se retrouvent confrontés (surtout si les "anciens" ne sont plus là) à une transformation de leur activité : faire le travail avec moins de "ressources humaines", en plus d'une perte du savoir-faire puisqu'une partie de la mémoire des règles de l'art et de l'histoire de l'entreprise s'en sont allés. Une telle transformation confronte ainsi directement les rescapés à une intensification et à une densification de l'activité. Physiquement, mais aussi psychologiquement par la pression de l'adaptation à la nouveauté et donc à l'imprévu. Il y a une double injonction : ne pas se plaindre d'être encore en poste, mais également d'être performant. Je ne vais pas m'étendre ici sur la profondeur de ce qu'impliquent ces injonctions, il y a de quoi dire.Une voie de restauration du bien-être, du confort au travail, en tout cas de réduction des risques psychosociaux (puisque les rescapés sont dans une phase aiguë d'exposition au burnout, TMS, risques d'incidents et d'accidents professionnels) serait de reconstituer des collectifs de discussion pour recréer du lien autour des activités pros. Les difficultés du travail parlées entre pairs désamorcent les conflits de personnes, remaillent le tissu social et enrichissent les savoirs individuels par la mise en commun de connaissances, d'idées, de solutions de chacun. Exactement comme si chaque rescapé disposait d'un piano, jouait chacun leur partition de leur côté. C'est en entendant celles des autres (mise en commun) que vient alors l'idée de compositions nouvelles. Les connaissances individuelles seraient alors augmentées et "armeraient" d'autant le professionnel dans sa pratique de tous les jours.Parce qu'on ne se dérobe pas à la réalité quotidienne de son travail, ni à ses "surprises", il serait nécessaire que les "patrons" autorisent l'émergence de ces intelligences collectives informelles. Cela commence par des "bavardages" devant la machine à café… Merci Messieurs pour cet excellent sujet. Comment from Jean-Paul LUGAN: vos commentaires sont justes. La pression est d'autant plus forte que ceux qui restent ne sont pas forcément toujours les plus compétents. En effet quand il y a des plans de départs volontaires, les plus armés s'en vont. Restent ceux qui ont le moins de chance de retrouver un travail. Pas facile donc d'assumer un surcroît d'activité alors qu'au préalable, on avait déjà du mal à assumer sa charge de travail.