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Au départ conçu pour permettre à tout un chacun des revenus complémentaires liés à des activités annexes, le gouvernement aurait-il créé l'outil idéal pour masquer le salariat dans l'entreprise ? Les dérives liées à ce statut semblent en tout cas se multiplier, et avoir des effets boule de neige... Ce plateau sera l'occasion d'explorer les différents enjeux et problématiques liées à ce sujet.
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Subject proposed by Stanislas Jourdan
Organized by Stanislas Jourdan
Format : Talkshow
Treatment : Débat d'idées
 
Speakers :
Au départ conçu pour permettre à tout un chacun des revenus complémentaires liés à des activités annexes, le gouvernement aurait-il créé l'outil idéal pour masquer le salariat dans l'entreprise ?

Les dérives liées à ce statut semblent en tout cas se multiplier, et avoir des effets boule de neige...
Ce plateau sera l'occasion d'explorer les différents enjeux et problématiques liées à ce sujet.
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Si le concept de départ de ce statut semblait être empreint de bonne volonté, un an après l'entrée en vigueur du statut d'auto-entrepreneur, certaines dérives semblent se populariser auprès des entreprises.

Ainsi comme le pointait récemment rue89, certains salariés se voient contraints par leur employeur de devenir auto-entrepreneur, abandonnant ainsi la sécurité du contrat de travail, pour un statut plus précaire.

D'autres professions, comme les artisans ont vu avec ce statut l'apparition de nouveaux concurrents qui par le statut d'auto-entrepreneur ne sont pas assujettis aux mêmes charges, favorisant ainsi l'émergence d'une fo(rme de concurrence déloyale.

Faut-il réduire la durée de ce statut à 3 ans, comme le suggérait récemment le sénateur Jean Arthuis ? En risquant par ce moyen de dénaturer encore plus l'objet initial de ce dispositif ?

Faut-il renforcer les contrôles sur la bonne application de la loi ?

Ou au contraire faut-il accepter ces dérives comme une contrepartie des avantages que procurent ce statut  en termes de flexibilité (que les économistes libéraux implorent depuis longtemps...) ?

Finalement, ce statut ne présage-t-il pas une évolution (nécessaire ?) de la société : la fin du salariat et le retour du travail autonome ?

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  • Comment from Vincent Berthelot: Attention à ne pas entonner le chant des lobbyiste de ces activités qui crient au loup un peu trop fort et souvent pour qu'on les prenne de suite au sérieux.Le statut d'autoentrepreneur est avant tout une traduction d'une des promesses du Président, Travaillez plus pour gagner plus, et donc le gouvernement y attache une importance toute particulière.Il suffit d'analyser les chiffres des CA déclarés par le AE pour comprendre que ce sont des micro activités dont on parle et que ceux qui ont un peu mieux réussi découvrent avec effarement les joies de l'administation française qui les font passer d'un statut à un autre.Sur la dérive de certains employeurs oui elle peut en effet être tentante mais encore une fois la limite de 32 K€ de CA en services limite son amplitude à moins de s'adosser à une armée d'AE au SMIC!La proposition de Jean Arthuis est affligeante mais pourrait surtout être dévastatrice. En effet certains AE ne passerons jamais à un stade supérieur car ils ne peuvent développer leur CA sans prendre trop de risques et ne veulent pas devenir des créateurs de SARL ou EURL. Ils peuvent en revanche trouver un équilibre avec cette activité annexe ou parfois principale pour certains chomeurs, mettre un taquet financier est compréhensible en mettre un en durée est contre-productif et bel et bien bureaucratique...Le succès des AE montre que la volonté d'entreprendre est plus répandue qu'on ne le pensait ce qui est un message positif, il faut accompagner cette appétence et non pas recréer sur le mode ancien régime de nouvelles barrières et complexités à ce dispositif qui se veut avant tout simple et limité. Comment from Olivier FAVER: Limiter la durée du statut d'auto-entrepreneur à 3 ans est un retour en arrière, une folie, une abérration ! Ce statut, même s'il n'est pas idéal, est une opportunité extraordinaire pour tester ou lancer son entreprise sans l'épée de Damoclès : les charges ! Là, pas de client = pas de charges = pas de risques à tenter sa chance ! Ce statut, je peux en parler puisque je suis auto-entrepreneur en qualité de conseil en communication. De toute façon, oui la fin de salariat est à nos portes, mais c'est une chance de pouvoir voler de ses propres ailes notamment sous ce statut, d'être responsable de sa vie, de gérer son quotidien, ses clients, bref, d'être libre ! Olivier FAVERhttp://olivierfaver.over-blog.fr/ Comment from Frédéric BASCUNANA: bravo Olivier - je dis bravo car j'abonde en votre sens d'une part et partage votre vision de la chose, mais d'autre part parce que vous êtes un entrepreneur et que je vous souhaite tout le succès du monde ! Comment from Olivier FAVER: Merci beaucoup ! ;-) Comment from Vincent Berthelot: encore un senateur qui me donne une furieuse envie de proposer un moyen radical d'economie....Messieurs les senateurs FOUTEZ la paix aux entrepreneurs qu'ils soient petits, grands ou en devenir. Comment from Olivier FAVER: Je crois que le freelance est l'avenir du salariat, je crois que le télétravail va bouleverser nos façons de concevoir le travail, je crois que l'Etat tel qu'on le connait aujourd'hui est obsolète face à la mutation sociétale que l'on vit. Laissez les gens entreprendre ! Laissez les gens prendre des risques, tenter, se planter, recommencer ! On a besoin de gens qui créent, qui osent ! Comment from Frédéric BASCUNANA: je ne puis qu'abonder.Je suis las de recevoir des jeunes en entretiens dont tout, depuis les paroles prononcées jusqu'au body language et l'arrogance trop fréquente consiste à dire : "que pouvez-vous bien faire pour moi ?" - quand j'ai moi-même personnellement drivé le recrutement de plusieurs collaborateurs anglais naguère, dont le discours était le parfait inverse : "que puis-je faire pour vous".Nous sommes malades de nos institutions qui ont grandi dans le giron de la démagogie populiste dont tous les partis se sont bêtement tous rendus coupables : à savoir que surprotéger le salarié et le salariat c'est au final la PIRE des punitions que l'ont ait pu infliger à notre économie.Et non, contrairement à un mythe profondément idiot, nous ne sommes pas un merveilleux pays de matière grise, les brevets ne sont pas non plus notre force, car nous tuons de ce fait subrepticement la recherche.revenir en arrière ? - Impossible. Le français moyen est trop fort dans son rôle de râleur. Nous allons donc continuer à nous enfoncer dans la dette, et faire fuir les entrepreneurs - moi le premier je prépare mon départ.Ce qui est fou, c'est qu'il se trouve individuellement beaucoup d'entrepreneurs comme vous, Olivier, et que je déplore que, passées ces mesurettes comme l'auto-entrepreunariat, qui ne font que contribuer modestement à l'évolution des mentalités, il se trouve un immense fossé devant vous qui va vous rendre les choses encore plus difficiles quand vous voudrez croître - croyez-moi sur parole.Mais tout ceci est d'une difficulté si inextricable, que je ne vois pas qui pourrait nous sortir de cette impasse : car non, je ne crois malheureusement pas qu'on sortira du système infantilisant que nous avons créé. Nous allons couler avec nos administrations et nos principes stupides pendant que d'autres pays vont continuer de reprendre le flambeau de la créativité et du dynamisme, ce qu'ils ont déjà amorcé il y a bien longtemps. Et quand ce con de français constatera que les bijoux de famille ont tous été achetés par les chinois, il ira se plaindre encore une dernière fois dans la rue : mais là il n'y aura plus personne pour entendre la complainte de l'assisté râleur. Comment from Olivier FAVER: Que dire de plus...rien, c'est tellement effrayant de réalité ! Quand toute cette jeunesse tunsisienne, égyptienne, et lybienne, des fois je me dis...à quand la révolution en France ?