Article rédigé par Stéphane Rossard
Le Web a enfanté une foule de nouveaux métiers. Dont le Community Manager. Ce plateau est une excellente opportunité pour cerner avec précision son rôle, ses responsabilités, et comprendre, finalement, comment il s'impose progressivement au sein des organigrammes de l'entreprise.
Un débat particulièrement animé riche de très nombreuses idées fortes grâce à des intervenants réellement passionnés par ce sujet.
On comprend vite que le Community Manager est un métier à visages multiples dont les responsabilités sont à géométrie variable, définies en fonction des besoins inhérents à une marque, l'activité de l'entreprise, son historique, son rapport à sa communauté, ses objectifs de communication...
En effet difficile d'en donner une définition type. Il est à la fois l'incarnation d'une identité de la marque, l'animateur de communautés, le bâtisseur de liens, le dynamo d'une marque, l'oeil de Moscou sur la réputation...
Il est sur tous les fronts. 'L'homme des possibles' pour reprendre Sophie Maheo. Cependant, dans le même temps, il doit être capable de retenue, de mettre en valeur les membres de la communauté, donc s'effacer au profit de la communauté, ne pas faire de l'ombre. Un savant dosage pas toujours évident car c'est un métier par nature hautement impliquant.
C'est un métier qui exige un minimum de qualités que les intervenants nous livrent sous forme de mots clés : la passion, le sens du relationnel, une proximité avec l'univers des marques, un esprit de synthèse, être actif sur les réseaux sociaux...
Pour la marque, recourir à un Community Manager l'oblige à bien définir sa stratégie et ses objectifs vis à vis de sa communauté. Autrement dit, son projet doit veiller au respect de règles de conduite, ou dit autrement une éthique, pour s'assurer toutes le chances de réussite comme : l'authenticité, la transparence, la sincérité... Surtout lorsqu'une communauté importante et spontanée préexiste à sa démarche. La marque ne doit surtout pas donner l'impression de vouloir s'immiscer dans la conversation, prendre en main la communauté... Trouver le bon équilibre, la juste mesure tel est son défi.
Sophie apporte un témoignage très instructif sur le rôle du Community Manager dans le monde universitaire. On découvre avec un grand intérêt l'étendue des responsabilités : mettre en valeur les compétences des différents acteurs d'une université, apprendre à gérer des données en ligne, rendre les compétences visibles, créer un pont entre les lieux de vies réels des étudiants et professeurs et les réseaux sociaux en ligne, assurer un effet de notoriété pour les professeurs, incarner une identité de l'université et la rendre virale...
Selon une enquête menée cette année par Deloitte sur les réseaux sociaux d'entreprises et la réputation, 15% des dirigeants seulement se préoccupent actuellement du sujet ! C'est peu dire que l'évangélisation ne fait que commencer. Et que le Community Manager est promis à un bel avenir.
[]note de Frédéric Bascuñana] Nous avons tenté de définir les missions et le profil type du community manager.Vous le verrez, le plateau est fort sympathique, j'ai vraiment passé un bon moment et je vous conseille de bien l'écouter, on append des choses au contact de gens très bien disposés à partager. [et bientôt Patricia va nous livrer ici même sa synthèse de ce qui s'est dit ;-) ]